Le tatouage : l’expression d’une culture ou d’un statut social…


Le tatouage : l’expression d’une culture ou d’un statut social…

Imprimer le contenu
Lynda Gardyn Tatoo a Blain

Autrefois, à la réputation sulfureuse, le tatouage n’a pas toujours été considéré comme un art et cependant les polynésiens l’utilisent depuis toujours pour marquer l’appartenance à une communauté tribale, une famille ou un rang social. Depuis une quinzaine d’années, le tatouage est peu à peu sorti de l’ombre et devient progressivement un phénomène de société à part entière. Les tatoué(e)s sont de plus en plus nombreux(ses) et l’image du tatouage tend à évoluer. En découvrant le salon de tatouage qui s’est ouvert à Blain en février dernier, nous avons fait également la découverte d’une personne passionnante et passionnée par son métier.
C’est une discipline à part, un univers spécifique dans lequel la psychologie et la communication occupent une place particulière. Il faut avouer qu’en écoutant Lynda Gardyn évoquer son métier, c’est une femme cultivée aux qualités d’écoute et de compréhension que nous avons rencontrée. Fascinée par l’observation de la nature, lynda est une inconditionnelle du dessin. Elle dit avoir « passé son enfance a essayer d’attraper des libellules sans jamais pouvoir en saisir une », raison pour laquelle, l’animal de sa quête est désormais tatoué sur sa jambe et sur le mur de son local. Très professionnelle dans son approche humaine et dans la maitrise de la technique, cette artiste accorde une attention qualitative à l’histoire de ses futurs clients car il existe un fort rapport affectif entre la personne et son tatouage. Elle conseille et insiste auprès d’eux sur le caractère définitif du tatouage même si elle peut transformer et en améliorer certains.
Les raisons pour lesquelles les personnes viennent se faire tatouer sont diverses. Chaque tatouage a son origine et son histoire. Tatouages de deuil, tatouages de la maturité ou identitaires, tatouages collectifs (enfants et parents, amis, couples..), tous revêtent le désir d’appartenance à une sphère sociale, une famille, un clan. Plus qu’un phénomène qui perdure, Lynda observe une augmentation significative ces dernières années du nombre de demandes de tatouages. Sans jamais juger mais à la déontologie sans faille, elle s’accorde le droit de refuser certains tatouages, notamment sur le visage qui peuvent vite devenir dit-elle un « suicide social » pour la personne. Son salon est méthodiquement rangé, nettoyé, et toutes les précautions d’hygiène et de santé sont prises pour œuvrer sans danger. Elle travaille ses projets toujours en concertation avec le client, s’assure de la qualité de ses produits en utilisant des encres minérales (pigments dilués) et travaille à 110 coups/ secondes, les connaisseurs apprécieront ! Avec les beaux jours qui s’annoncent, il faut savoir que le tatouage ne supporte pas bien le soleil et demande à être hydraté beaucoup.
Chaque tatouage est original et possède sa propre identité, le credo de …. c’est de travailler en parfaite concertation avec le ou la cliente, comprendre son univers pour mieux traduire son désir de tatouage. Pour elle, c’est une réelle chance de pouvoir dessiner sur la peau des personnes.